Le ministère mauritanien de l’Équipement et des Transports a démenti tout lien entre ses programmes et ses projets et les irrégularités financières liées à des travaux non réalisés ou non conformes aux normes, mentionnées dans le rapport annuel de l’Inspection générale de l’État, tout en affirmant qu’il ne faisait pas partie des secteurs concernés par la mission d’inspection.
Dans un communiqué explicatif, le ministère a déclaré que les informations relayées par certains sites d’information concernant le versement d’environ 600 millions d’ouguiyas pour des travaux secondaires ou partiels non réalisés « ne concernent en aucun cas les programmes ou projets du ministère ».
Cette clarification du ministère de l’Équipement et des Transports fait suite à ce qu’il a qualifié de rumeurs concernant l’existence d’irrégularités financières liées à des travaux routiers non réalisés, le ministère affirmant qu’il ne faisait pas partie des secteurs visés par la mission d’inspection sur laquelle l’Inspection générale de l’État a rédigé son rapport.
Le rapport de l’Inspection générale de l’État a relevé des irrégularités financières et administratives dont l’impact total s’élève à environ 2,37 milliards d’ouguiyas, parmi lesquelles figuraient en tête des irrégularités liées à des travaux non réalisés ou non conformes, d’un montant de 632 millions d’ouguiyas, ainsi que d’autres montants liés à des pénalités de retard non perçues, à des majorations de facturation, à des créances de l’État non recouvrées et à des irrégularités en matière fiscale, de marchés publics et de gestion.
« Sahara Média » avait publié un article sur le rapport annuel de l’Inspection générale de l’État, dans lequel elle indiquait que l’Inspection avait constaté le versement de 632 millions d’ouguiyas pour des travaux secondaires ou partiels non réalisés, et d’autres qui n’étaient pas conformes aux normes techniques convenues dans les contrats.
Le ministère a contesté l’article publié par « Sahara Media » au motif qu’il établissait un lien entre ces travaux et les « routes », ce pour quoi « Sahara Media » a présenté ses excuses et a immédiatement rectifié l’information.
Sur la base de cette clarification émise par le ministère, « Sahara Media » présente ses excuses à ses lecteurs pour cette erreur et cette confusion, conformément à ses règles strictes en matière de professionnalisme et d’objectivité dans la couverture de l’actualité.




