La coalition d’opposition « Forces du salut » a exigé hier lundi la publication des noms des personnes impliquées dans les affaires de corruption révélées par le premier rapport de l’Inspection générale de l’État, et a accusé les autorités de couvrir les corrompus et de manquer de volonté pour lutter contre la corruption.
Cette revendication a été formulée lors d’un rassemblement de protestation organisé par la coalition devant le siège de l’Inspection générale de l’État, deux jours après la publication du rapport qui a révélé des irrégularités financières s’élevant à plus de 2,3 milliards de nouvelles ouguiyas, transmis des dossiers à la justice et pris des mesures disciplinaires, notamment le limogeage de 20 responsables gouvernementaux.
Les dirigeants de la coalition ont critiqué le fait que le rapport ne divulgue pas les noms des personnes impliquées, estimant que cela empêche de demander des comptes aux responsables des irrégularités financières.
Ils ont également remis en cause la portée des travaux de l’Inspection générale, soulignant que seules 28 missions sur 39 avaient été menées à bien, alors que les contrôles n’avaient porté que sur une partie limitée des entités et des montants soumis à vérification.
Le rapport avait révélé des irrégularités ayant un impact financier supérieur à 2,37 milliards d’ouguiyas, sur un total de 32,86 milliards ayant fait l’objet d’un contrôle au cours des 35 missions de contrôle menées par l’Inspection générale en 2024 et 2025.
L’Inspection a indiqué que ses mesures préventives avaient permis de rationaliser des dépenses d’un montant de 603,76 millions d’ouguiyas et de suspendre des dépenses injustifiées d’un montant de 694,69 millions d’ouguiyas, tandis que les montants recouvrés ou en cours de recouvrement s’élevaient à 524,48 millions d’ouguiyas.
L’Inspection a transmis aux autorités judiciaires compétentes des dossiers ayant un impact financier de 1,21 milliard d’ouguiyas, tandis que les mesures administratives et disciplinaires prises ont notamment consisté à révoquer 20 fonctionnaires et à prononcer 11 avertissements.




