Le ministre mauritanien des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des mauritaniens de l’extérieur Mohamed Salem Merzoug, a déclaré que « l’Afrique est confrontée à un environnement stratégique de plus en plus complexe, où les conflits, le terrorisme et l’extrémisme violent s’entremêlent avec les défis liés à la gouvernance, au développement et au changement climatique, ainsi qu’aux menaces transfrontalières, sans oublier les risques émergents, parmi lesquels la cybersécurité, la sécurité maritime et les évolutions technologiques. »
Le ministre s’exprimait mardi à Nouakchott, lors de l’ouverture de la deuxième session du programme de formation de haut niveau, organisée sous le thème : « Faire taire les armes en Afrique : les outils du système africain de paix et de sécurité, ses défis et ses orientations stratégiques ».
Le ministre a souligné que « cette réalité impose de développer les outils de paix et de sécurité, de renforcer la capacité à réfléchir de manière stratégique, à anticiper les risques et à prévenir les conflits, ainsi qu’à élaborer des solutions africaines durables ».
Il a ajouté que « le silence des armes ne doit pas être considéré comme un simple objectif de sécurité, mais comme un projet global et multidimensionnel, qui nécessite de s’attaquer aux racines des conflits, de renforcer les institutions, de consolider la gouvernance, d’investir dans le capital humain et de créer les conditions propices à une paix durable ».
Le ministre a rappelé que « l’Union africaine a franchi des étapes importantes dans la mise en place du Système africain de paix et de sécurité (APSA), grâce aux outils qu’il offre en matière d’alerte précoce, de prévention des conflits, de médiation, de consolidation de la paix et d’opérations de soutien à la paix. »




