Le ministre burkinabé de la Guerre et de la Défense, le général Célestin Sembori, a déclaré que plus de 86 000 personnes s’étaient inscrites pour rejoindre la réserve militaire en moins d’un mois, sur un objectif de 100 000 réservistes d’ici fin 2026.
Le ministre a ajouté, lors de la cérémonie organisée dimanche à Ouagadougou, pour célébrer le 66e anniversaire de la création des forces armées burkinabè, que la réserve avait pour objectif de renforcer les capacités de l’armée en mobilisant des citoyens volontaires.
Il a précisé que l’objectif n’était pas de transformer chaque citoyen en un soldat, mais de tirer parti des compétences et des capacités des volontaires pour défendre le pays.
Les forces de réserve, créées en vertu d’une loi promulguée le 26 mai 2026, se divisent en deux catégories : la première regroupe les anciens militaires, les anciens membres des forces de sécurité et les anciens volontaires de la défense nationale, tandis que la seconde comprend les citoyens volontaires, y compris ceux qui n’ont pas suivi de formation militaire préalable.
Selon le ministre, les réservistes peuvent être mobilisés en cas de menace pour la sécurité du Burkina Faso, de conflits armés, de crises sécuritaires et de catastrophes naturelles ; ils peuvent également apporter un soutien opérationnel, administratif et technique aux forces armées du pays.
Sembori a appelé les différentes catégories professionnelles et sociales à participer à la mobilisation, tout en rendant hommage aux militaires et aux volontaires de la défense nationale qui participent aux opérations militaires.




