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Après le retrait du Mali, les chefs d’état-major des pays du Sahel à la recherche d’un plan alternatif

Les chefs d’état-major des pays du Sahel se sont réunis jeudi à Niamey après que le Mali ait annoncé son retrait du G5 Sahel, un changement radical qui a amené les chefs d’état-major à chercher des mécanismes d’adaptation.

La réunion de la commission de défense et de la sécurité du G5 Sahel tenue jeudi, était destinée à éclairer et poursuivre les efforts communs pour combattre les menaces transfrontalières, après le retrait du Mali du G5 Sahel et de la force commune.

La réunion a examiné de préparation des unités des forces militaires participantes, ainsi que de la contribution des états membres au collège de défense de ce groupe, basé à Nouakchott.

Les participants ont également examiné les dossiers préparés par les experts notamment ceux relatifs à un nouveau plan pour dynamiser la force militaire commune qui connait des problèmes structurels et logistiques, en particulier après le coup d’état militaire au Mali, dont les nouveaux dirigeants se sont tournés vers la coopération avec la Russie au lieu de la France et ancienne puissance coloniale et le plus grand soutien du « G5 Sahel ».

Le Mali qui avait annoncé son retrait de la force commune du G5 Sahel et le gel de son adhésion dans l’ensemble des instances du groupe n’a pas assisté à la réunion de Niamey ce qui n’a pas empêché les quatre autres pays du groupe de discuter de l’impact de l’absence du Mali sur la coordination des armées du Sahel pour faire face aux défis sécuritaires transfrontaliers.

Prenant la parole lors de la réunion, le chef d’état-major de l’armée nigérienne, le général Salivou Mody a déclaré que « le retrait de nos frères maliens des instances du G5 Sahel nous impose de se concerter rapidement afin de mettre en place un nouveau plan destiné à poursuivre les efforts communs pour faire face aux défis transfrontaliers dans notre région ».

Quant au chef d’état-major général de l’armée tchadienne, le général Gningingar Mangeta, il a souligné que « le nouveau plan de travail de la force militaire conjointe doit tenir compte des nouveaux développements ».

Il a ajouté, dans le même contexte, que le retrait du Mali a créé une zone dégarnie, la Mauritanie s’étant trouvée isolée des autres pays du Sahel, avant de dire que les experts militaires travaillent depuis quelque temps à mettre en place un nouveau plan pour surmonter ce vide.

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