Le Tchad a annoncé ce lundi son retrait de la Cour pénale internationale, après avoir notifié cette décision au secrétaire général des Nations unies, accusant la Cour d’adopter une politique « sélective » dans son fonctionnement.
Dans un communiqué, le ministère tchadien des Affaires étrangères a indiqué que N’Djamena avait notifié son retrait conformément à l’article 127 du Statut de Rome, précisant que cette décision faisait suite à un examen des travaux de la Cour depuis sa création en 2002, et estimant que ses résultats n’étaient pas à la hauteur des objectifs pour lesquels elle avait été créé.
Le ministère a ajouté que neuf des treize enquêtes ouvertes par la Cour depuis sa création concernaient des pays africains, tandis que les quatre autres affaires en cours hors du continent n’avaient enregistré que des progrès limités, soulignant que six des sept personnes détenues par la Cour faisaient l’objet d’accusations dans des affaires africaines.
Le Tchad a souligné que son retrait ne signifiait pas qu’il renonçait à son engagement dans la lutte contre l’impunité.
Le Tchad rejoint, dans cette décision trois autres pays sahéliens le Mali, le Niger et le Burkina Faso qui avaient entamé les procédures de retrait de la Cour pénale internationale après avoir déposé des notifications officielles, qualifiant la Cour d’« instrument de néocolonialisme ».




