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Atelier destiné à intégrer le droit international humanitaire dans les programmes des universités

Le comité international de la croix rouge en Mauritanie a lancé mardi à Nouakchott une session de formation en droit international humanitaire au profit des professeurs de l’université Al Asriya de Nouakchott et les encadreurs de l’école nationale de l’administration, le journalisme et la magistrature.

Ils seront au total 35 participants à prendre part à cette formation qui doit durer deux jours.

Prenant la parole à l’ouverture de la session, Nicolas Olivier du comité international de la croix rouge en Mauritanie a dit que le droit international humanitaire exige la prise d’une série de mesures concrètes sur le plan national afin de mettre en place un cadre juridique qui permet de connaitre les dispositions qui garantissent l’application effective du droit la sanction probable de toute violation.

« Cette action volontariste se fait souvent en temps de paix, avant qu’un conflit armé ne survienne », a notamment déclaré Olivier notant que « c’est d’ici que vient l’importance de l’enseignement et la diffusion du droit international humanitaire dans les milieux académiques des universités, pour que la future élite prenne consciente de ses dimensions, et qu’elle la diffuse dans les cercles de formation Jusqu’à ce que les futurs cadres du pays soient qualifiés pour traiter de la loi.

Il a ajouté que le comité international de la croix rouge est « conscient des difficultés relatives au respect absolu des engagements relatifs à l’enseignement et la diffusion du droit international dans les milieux académiques et de formation » mais qu’en retour ils s’engagent à soutenir les États tout au long de ce processus.

Pour sa part le représentant du doyen de la faculté du droit et de l’économie à l’université de Nouakchott a dit que les participants à cette session de formation participeront aux débats afin d’intégrer le droit international dans les programmes de l’enseignement universitaire et à faciliter sa véritable application dans l’intérêt de la communauté internationale.

Quant au représentant de l’école nationale de l’administration, de la presse et de la magistrature il a rappelé que l’école est liée par un accord avec le comité international depuis un an, saluant les efforts déployés pour aider la Mauritanie.

Il a encore salué l’organisation de cette session de formation relative à la consolidation et la discussion des mécanismes du droit humanitaire international, rappelant le rôle dévolu à son établissement, celui de former les fonctionnaires notamment en ce qui concerne les nouveautés sur la scène y compris dans la région du Sahel qui fait face à de grands défis.

Il s’est déclaré convaincu que cette session sera de grande utilité pour les professeurs et les formateurs.

Cette session de formation vise à éclaircir les limites de l’application du droit international humanitaire et à discuter des voies et des programmes d’enseignement du droit international humanitaire, en plus de l’identification des défis auxquels est confronté l’enseignement et la diffusion de ce droit.

Le droit international humanitaire se définit comme un ensemble de règles destinées à limiter les impacts des conflits armés pour des raisons humanitaires.

Ce droit protège les personnes qui ne participent pas aux combats ou qui se sont arrêtés d’y prendre part, et impose également des restrictions sur les moyens et méthodes utilisés dans la guerre.

 

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