Les autorités françaises ont annoncé le démantèlement d’un réseau international soupçonné d’être impliqué dans le trafic de stupéfiants et le blanchiment de ses profits entre la Belgique, la France et la Mauritanie, à la suite d’une opération sécuritaire qui a abouti à l’arrestation de 15 personnes et à la saisie d’environ 8 millions d’euros.
L’Office français de lutte contre les stupéfiants (OLCS) a indiqué que l’enquête avait débuté à la suite d’une opération menée le 26 février 2025, qui avait permis de saisir deux véhicules transportant 50 kilogrammes de cocaïne, ainsi que 128 140 euros et des armes de guerre.
L’OFD a ajouté que les enquêtes ultérieures et la surveillance des suspects ont révélé l’étendue des activités du réseau à travers la Belgique, la France et la Mauritanie, avant que la police ne procède à des arrestations les 5 et 6 juin derniers, visant 15 personnes.
Les perquisitions menées dans le cadre de cette affaire ont permis de saisir des fonds et des biens d’une valeur estimée à environ 8 millions d’euros, tandis que quatre des personnes interpellées ont été placées en détention provisoire après avoir été interrogées.
L’enquête a débuté en 2025 après la surveillance de rencontres jugées suspectes à la gare de Bordeaux entre des individus soupçonnés d’être liés à des réseaux de trafic de drogue et des collecteurs de fonds de nationalité mauritanienne.
Selon les enquêteurs, ces collecteurs se déplaçaient régulièrement entre plusieurs villes françaises et déclaraient aux douanes être en possession de sommes d’argent destinées, selon leurs dires, à l’achat de véhicules.
L’enquête a révélé que les suspects collectaient des dizaines de milliers d’euros avant de les transférer en Belgique, notamment dans certains quartiers de la capitale bruxelloise, où l’on pense que ces fonds étaient injectés dans des activités commerciales destinées à dissimuler leur origine illicite. L’un des interpellés a reconnu qu’il percevait 400 euros pour chaque trajet.




