Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé vendredi sa « grande satisfaction » après l’annonce par le Mali de la grâce accordée à un agent des services de renseignement français qui avait été arrêté il y a environ un an et condamné à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État.
Les médias français ont révélé que les négociations concernant la libération de Christian Bernard Vezelier avaient débuté avant son procès en juin dernier, précisant que le Maroc avait joué un rôle décisif dans cette affaire grâce à des contacts secrets avec les autorités maliennes.
Radio France Internationale (RFI) a indiqué que les autorités maliennes avaient insisté pour que l’agent soit d’abord jugé avant d’envisager sa grâce ; il était le seul parmi les accusés à avoir été jugé pour « tentative de déstabilisation », tandis que les accusés maliens, dont deux généraux, sont toujours en prison.
À la suite du prononcé du jugement, l’avocat de l’agent a été invité à ne pas faire appel de la décision afin de ne pas prolonger la durée de sa détention, alors que la France avait récemment menacé de fermer l’école française « Liberté » à Bamako à titre de mesure de représailles, selon une source.
Les négociations se sont accélérées ces derniers temps et ont abouti à une décision de grâce et au retour de l’agent à Paris, sans que l’on sache exactement ce qu’ont obtenu les autorités maliennes en échange.
Une source locale a déclaré, selon Radio France Internationale, que la partie malienne avait obtenu « beaucoup de choses », sans donner plus de détails.




