L’Union des forces du changement a demandé l’ouverture d’une enquête approfondie et indépendante sur les irrégularités révélées par le rapport de l’Inspection générale de l’État concernant la gestion des ressources publiques au cours des années 2024 et 2025, appelant à ce que les dossiers faisant état de soupçons de détournement ou de dilapidation des deniers publics soient déférés à la justice et à ce que les responsabilités soient clairement établies.
Dans un communiqué publié ce mardi, l’Union a déclaré que le rapport se limitait à des ressources d’une valeur de 328 milliards d’anciennes ouguiyas sur un total de plus de 2 500 milliards d’anciennes ouguiyas qui, selon elle, auraient dû faire l’objet d’un contrôle, estimant que l’écart entre ces deux montants nécessite que ses causes et ses circonstances soient élucidées.
L’Union a critiqué le retard pris dans la publication du rapport et le fait qu’il n’identifie pas, dans plusieurs cas, les institutions et les responsables directs des irrégularités, estimant que le fait de se contenter d’allusions et d’insinuations soulève des questions quant à la portée du contrôle et à sa capacité à atteindre les centres de pouvoir.
L’Union a appelé à étendre les opérations d’inspection aux secteurs publics non abordés par le rapport, à publier les données et documents pertinents afin de permettre à l’opinion publique de prendre la mesure de l’ampleur des irrégularités et d’en déterminer les responsabilités, ainsi qu’à mettre un terme à ce qu’elle a qualifié de mainmise des réseaux d’influence et des proches du pouvoir sur les marchés publics et les secteurs économiques vitaux.
L’Union a déclaré que la lutte contre la corruption ne se mesure pas au nombre de rapports publiés ou de déclarations sur la gouvernance, mais plutôt par les résultats qu’elle produit en termes d’identification des responsabilités, de poursuites judiciaires et de recouvrement des fonds publics, tout en avertissant que les disparités en matière de responsabilité selon la position et l’influence des personnes sapent la confiance dans l’État de droit.




