Le porte-parole du gouvernement mauritanien, El Houssein Ould Medou, a déclaré que certains citoyens mauritaniens libérés par les autorités maliennes avaient été victimes de mauvais traitements, certains cas allant même jusqu’à la torture.
Dans ses commentaires mercredi soir à l’issue de la réunion du Conseil des ministres, Ould Medou a précisé que les autorités maliennes avaient arrêté 35 citoyens mauritaniens soupçonnés d’avoir des liens avec des entités qui ne les concernaient pas, avant que des démarches intensives de la part de la Mauritanie ne permettent d’obtenir leur libération et leur retour au pays à bord d’un avion privé.
Le ministre a attribué le sort réservé à certains détenus aux conditions sécuritaires difficiles que connaît le Mali, tout en soulignant que la compréhension de ces circonstances ne saurait primer sur le devoir de l’État de protéger ses citoyens et d’assurer leur sécurité.
Ould Madou a insisté sur le fait que l’État continuera à suivre de près la situation des Mauritaniens au Mali et à œuvrer pour assurer leur sécurité, appelant les résidents et les personnes de passage sur le territoire malien à faire preuve de la plus grande prudence et vigilance compte tenu de l’évolution actuelle de la situation sécuritaire.




