La chef du bureau de la coordinatrice résidente des Nations unies en Mauritanie, Aurélie Fabri, a déclaré que la Mauritanie avait déployé ces dernières années des efforts soutenus pour renforcer les cadres juridiques et institutionnels de la lutte contre la traite des personnes, soulignant cependant que la persistance des défis exigeait une mobilisation constante pour protéger les victimes et lutter contre l’impunité.
Les déclarations de Mme Fabri ont été faites lors d’un événement organisé à Nouakchott par l’Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic d’immigrants, rattachée à la Commission des droits de l’homme, de l’action humanitaire et des relations avec la société civile, à l’occasion de la Journée mondiale contre la traite des personnes, dont le thème cette année était « Pris au piège de la fraude ».
La responsable onusienne a ajouté que les progrès réalisés par la Mauritanie dans ce domaine méritaient d’être salués, soulignant que la prévention de la traite des personnes, le renforcement de la protection des victimes et la poursuite des auteurs de ces crimes exigeaient la poursuite et la coordination des efforts.
De son côté, le commissaire adjoint chargé des droits de l’homme, de l’action humanitaire et des relations avec la société civile, Hadrami Wedad Mahmoud, a déclaré que les progrès réalisés ces dernières années dans la lutte contre la traite des personnes reflétaient l’engagement des autorités à développer des politiques de lutte contre ce crime, qui, selon lui, est devenu plus complexe et mieux organisé avec les avancées technologiques.
Il a ajouté que la Mauritanie avait adopté une approche axée sur la prévention, la protection des victimes, les poursuites judiciaires et le renforcement des capacités des acteurs concernés, soulignant que la protection des victimes constituait un pilier fondamental de toute politique nationale efficace, grâce à la mise en place d’un accompagnement, d’un soutien et d’une réinsertion leur permettant de retrouver leur autonomie économique, sociale et psychologique.
Il a précisé que la célébration de cette Journée mondiale visait à renforcer les capacités des professionnels engagés dans la lutte contre la traite des êtres humains et à améliorer les mécanismes d’identification des victimes conformément aux normes adoptées, afin de lutter contre l’impunité et de protéger les droits des victimes.
En marge de cet événement, l’Autorité a octroyé des aides financières à plusieurs victimes de la traite des êtres humains, dans le cadre d’une initiative visant, selon elle, à soutenir leur réinsertion et leur transition de la protection vers l’autonomisation économique et sociale.




