Les trois pays membres de la Coalition des pays du Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, ont mis la dernière main au cadre juridique de la force unifiée de la Coalition, dans le but de renforcer la coopération militaire entre les armées des trois pays face aux groupes armés.
Le ministère de la Défense du Burkina Faso a déclaré que la coopération entre les trois armées « est déjà une réalité sur le terrain », précisant que le nouveau texte définit les droits, les devoirs et les responsabilités des militaires participant aux opérations de la force unifiée.
Le ministre burkinabé de la Défense, le général Célestin Sembori, a déclaré que la force unifiée devait être « le fer de lance de la lutte contre le terrorisme », appelant les trois armées à se préparer à mener des « affrontements réels » et à renforcer leurs capacités à mener des opérations offensives.
Le ministère a ajouté que cette réunion reflétait « la détermination des États membres à accélérer le renforcement des capacités de la Force commune », alors que la région du Sahel est confrontée à une recrudescence des attaques armées.
La Force unifiée a été constituée dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pays qui se sont retirés de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ont annoncé le renforcement de leur coopération sécuritaire et militaire commune.
Selon des experts en sécurité du Sahel, le principal défi auquel est confrontée la force ne concerne pas seulement le cadre juridique, mais aussi la faiblesse de la coordination opérationnelle entre les trois armées. Ces développements interviennent après une vague d’attaques coordonnées qui a frappé le Mali ces derniers jours.




