Mauritanie-Maroc : signature de deux conventions pour développer l’agriculture et la médecine vétérinaire

Deux accords de partenariat ont été signés jeudi à Nouakchott entre le ministère mauritanien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et l’Institut Hassan II d’agriculture et de médecine vétérinaire, dans le but de développer l’enseignement supérieur spécialisé et de former des compétences nationales dans les domaines agricole et vétérinaire.
La première convention, financée par la Banque islamique de développement, porte sur la création d’une école de formation d’ingénieurs agronomes à Kaédi et d’une école vétérinaire à Néma, avec l’élaboration de programmes de formation, l’accompagnement scientifique et l’adoption de normes internationales tenant compte des spécificités du contexte local.
L’accord prévoit également la formation de 15 cadres au niveau du doctorat afin de constituer le noyau de l’équipe enseignante, ainsi que la formation continue du personnel administratif et technique.
La deuxième convention vise à renforcer la coopération entre l’Institut Hassan II d’agriculture et de médecine vétérinaire et l’Institut supérieur d’enseignement technologique de Rosso dans les domaines de la recherche scientifique et de l’innovation, à travers la réalisation de projets communs, l’échange d’expériences, l’accès aux ressources scientifiques et le développement de l’enseignement à distance.
Le directeur de l’Institut Hassan II d’agriculture et de médecine vétérinaire, Abdelaziz El Harraiki, a souligné que ces deux accords constituent un modèle de coopération Sud-Sud, soulignant l’engagement de l’institut à accompagner leur mise en œuvre et à mettre son expertise au service de la Mauritanie pour relever les défis communs dans les domaines de la sécurité alimentaire, du développement rural et du changement climatique.
Pour sa part, l’ambassadeur du Maroc en Mauritanie, Hamid Chabar, a expliqué que la coopération dans la formation des cadres supérieurs, en particulier dans le secteur agricole, permettrait de valoriser les importantes ressources dont dispose la Mauritanie et de renforcer la productivité agricole et animale avant d’appeler à une mise en œuvre efficace du contenu des deux accords dans l’intérêt des deux pays.





