Plus de 240 activistes, défenseurs des droits de l’homme, responsables politiques et universitaires mauritaniens ont appelé à une révision de la Constitution et à l’adoption de politiques de discrimination positive en faveur de la communauté « Haratines », estimant que cette communauté continue de souffrir de marginalisation et d’exclusion dans les domaines de l’emploi, de l’administration et de l’économie, et réclamant la libération de la journaliste Warda Souleiman et de tous les prisonniers d’opinion.
Ces revendications ont été formulées dans une pétition publiée lundi et signée par 244 personnes, qui ont déclaré que la situation des « Haratines » se caractérisait par une pauvreté persistante, une marginalisation et des difficultés d’accès aux postes à responsabilité, aux sources de financement et aux opportunités économiques, ainsi que par ce qu’ils ont qualifié d’expropriation de terres et d’exclusion au sein de certaines institutions de l’État.
Les signataires ont réclamé une modification de la Constitution afin qu’elle reconnaisse explicitement toutes les composantes nationales, dont la communauté des « haratines », et garantisse leurs droits politiques, économiques et culturels. Ils ont également appelé à l’adoption de politiques de discrimination positive dans les secteurs de l’administration, de la justice, des institutions sécuritaires, militaires et diplomatiques, ainsi que dans les médias, sans oublier les fonctions électives locales et législatives.
La pétition a également appelé à ce que les députées Marieme Cheikh Dieng et Ghamou Achour Salem puissent exercer leurs droits civils et politiques, estimant que le maintien des restrictions qui leur sont imposées réduit la portée du décret d’amnistie pris en leur faveur.
Les signataires ont déclaré que leurs revendications visaient à remédier à ce qu’ils ont qualifié de dysfonctionnements portant atteinte au principe d’égalité et à renforcer l’unité nationale et la paix civile, appelant les autorités, les forces politiques et les organisations de la société civile à réagir à ces revendications et à s’y rallier.




