Le parti au pouvoir au Sénégal, le Pastef, a élu à l’unanimité l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko à la présidence du parti lors de son premier congrès général, qui s’est tenu samedi à Diamniadio, une initiative qui renforce sa position au sein du mouvement politique qui a porté le président Bassirou Diomaye Faye au pouvoir l’année dernière.
Le parti a indiqué que 589 sections locales et extérieures avaient participé au processus de sélection des délégués qui ont voté en faveur de Sonko, fondateur du parti en 2014, pour qu’il devienne le premier président officiellement élu du parti en vertu de ses nouvelles structures organisationnelles.
Dans un discours prononcé après son élection, Sonko a appelé à préserver ce qu’il a qualifié de projet politique du parti, avertissant que l’accès au pouvoir ne suffit pas à apporter le changement s’il n’est pas accompagné d’une réforme des institutions de l’État.
« Les peuples peuvent accéder au pouvoir sans pour autant parvenir à changer l’État », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de construire une large base populaire pour soutenir le programme du parti.
Sonko a également défendu l’action du gouvernement depuis son arrivée au pouvoir en 2024, évoquant des mesures visant, selon lui, à renforcer la transparence, à lutter contre la corruption et à renégocier certains contrats dans les secteurs minier, pétrolier et gazier.
Sonko a formulé des critiques implicites à l’égard de ce qu’il a qualifié de recherche d’intérêts personnels au sein des institutions de l’État, appelant les membres du parti à respecter ce qu’il a décrit comme les principes sur lesquels repose le projet politique de Pastef.




