Le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé que la ville de Kidal, dans le nord du Mali, avait récemment connu une intensification des opérations de destruction des infrastructures, accusant les autorités de Bamako et leurs forces alliées de mener une politique de « terre brûlée » dans la région.
Dans un communiqué, le Front a déclaré que les forces gouvernementales et leurs alliés, parmi lesquels des éléments qu’il a qualifiés de « mercenaires russes appartenant au Corps africain », ont intensifié leurs attaques contre des installations publiques, civiles et symboliques en Azawad, en particulier dans la ville de Kidal.
Le communiqué ajoute qu’une des anciennes mosquées du quartier « Aliou » à Kidal a été détruite le jour de l’Aïd al-Adha, qualifiant cet acte de ciblage d’un lieu de culte revêtant une valeur religieuse et historique pour la population locale.
Le Front a estimé que le ciblage de ce lieu de culte « reflète un niveau dangereux de violence et d’hostilité », selon ses propres termes, soulignant que ce qui se passe constitue des « violations graves ».
Le Front de libération de l’Azawad accuse les autorités de Bamako d’avoir commis des « crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », accusations sur lesquelles le gouvernement malien ou les autorités concernées n’ont pas immédiatement réagi.
Le Front a appelé les organisations de défense des droits de l’homme, religieuses et humanitaires à intervenir et à assumer leurs responsabilités face à ce qu’il a qualifié de violations en cours dans la région.
Ces développements s’inscrivent dans le contexte des tensions persistantes entre le gouvernement malien et les groupes armés actifs dans le nord du pays depuis des années.




