Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a accusé le président Bassirou Diomaye Faye de ne pas faire passer les intérêts des Sénégalais en priorité, menaçant de renverser le gouvernement si nécessaire.
Dans un discours prononcé dimanche à Touba, Sonko a déclaré que le président et le Premier ministre, Ahmedou Lemine Mohamed Lou, ont renoncé à renégocier les contrats stratégiques conclus avec des multinationales pour la gestion des ressources naturelles, notamment le phosphate.
Il a ajouté que l’Assemblée nationale, au sein de laquelle son parti dispose d’une large majorité, disposait des « moyens » de s’opposer au président, faisant allusion à la possibilité de recourir à des motions de censure pour renverser le gouvernement, alors qu’il s’était auparavant engagé à ne pas entraver son fonctionnement.
Le Premier ministre Ahmedou Lamine Mohamed Lou a répondu aux déclarations de Sonko, estimant que « la volonté d’un seul camp de s’accaparer la nation revient, en soi, à la trahir ».
Cette escalade intervient quelques jours après l’annulation par le Conseil constitutionnel sénégalais d’un texte adopté par l’Assemblée nationale visant à rétablir l’équilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif, et dans un contexte de tensions persistantes entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko, élu président de l’Assemblée nationale en mai dernier après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre.




