Le président mauritanien Ghazouani a déclaré que tout fonctionnaire faisant l’objet d’une procédure judiciaire serait suspendu de ses fonctions jusqu’à ce qu’un jugement soit rendu, soulignant que c’était au juge, et non à lui-même, qu’il appartenait de déterminer si les accusations étaient fondées ou non.
Il a ajouté qu’au cours de l’année 2025, les autorités avaient renvoyé devant les tribunaux une dizaine d’affaires de corruption présumée, impliquant près d’une centaine de personnes, précisant qu’une vingtaine d’entre elles avaient été placées en détention provisoire, sans compter la destitution de dizaines de responsables et de fonctionnaires en raison d’accusations de mauvaise gestion.
Le président mauritanien a déclaré que la lutte contre la corruption exigeait le renforcement du système de contrôle et des procédures juridiques, soulignant que la loi sur les marchés publics était « meilleure qu’auparavant » et qu’il en attendait des résultats plus significatifs.
Le président a refusé d’affirmer que les réformes mises en œuvre ces dernières années n’avaient pas porté leurs fruits, estimant que la corruption est un « fléau majeur » auquel le pays est confronté et qu’il est impossible de parvenir au développement ou à la justice tant qu’elle persiste.




