L’Inspection générale de l’État a déclaré que son contrôle du secteur de l’élevage avait révélé un morcellement des dépenses, une concurrence fictive dans les procédures d’achat, le paiement de dépenses non éligibles et des infractions aux règles contractuelles régissant les avances sur travaux.
L’Inspection générale a ajouté, dans son rapport annuel sur les activités des années 2024 et 2025, que les missions de contrôle portaient sur le budget général du secteur et la gestion d’un compte de transfert spécial, et couvraient deux exercices financiers, le montant des fonds contrôlés s’élevant à environ 1,3 milliard d’ouguiyas.
Les travaux d’inspection ont également révélé le non-respect de certaines obligations contractuelles et des procédures de paiement, l’utilisation du compte de transfert spécial à des fins autres que celles pour lesquelles il avait été créé, ainsi que la non-conformité de ses procédures de gestion aux textes réglementaires applicables.
Les vérifications sur le terrain, menées avec la participation d’experts techniques, ont révélé des travaux secondaires et partiels non réalisés et d’autres ne respectant pas les normes techniques convenues dans le contrat, ainsi que la réalisation d’infrastructures coûteuses restées inutilisées.
Le rapport a également fait état de versements effectués pour du matériel non réceptionné, de montants dépassant les valeurs contractuelles sans contrepartie, de l’absence de retenue et de recouvrement des pénalités de retard, du non-règlement des avances sur le démarrage des travaux, ainsi que d’erreurs de calcul dans les paiements ayant entraîné des charges financières injustifiées et des indemnités de déplacement dont le bien-fondé n’a pas été établi.
L’Inspection générale a recommandé de réparer les préjudices résultant des travaux non exécutés ou non conformes, d’élaborer un plan d’entretien et d’exploitation des infrastructures inutilisées, de renforcer le contrôle interne, d’adopter des procédures transparentes pour la gestion des dépenses liées aux bons de carburant, ainsi que d’aligner les textes régissant le compte de transfert spécial sur la loi de finances.
L’Inspection a indiqué que les mesures de réparation des dommages avaient été prises, tandis que la mise en œuvre des autres recommandations était en cours de programmation.




