Neuf partis politiques mauritaniens ont condamné ce qu’ils ont qualifié d’agression dont aurait été victime mardi Baba ould Brahim, vice-président du parti « rassemblement des forces démocratiques », au sein du Palais de justice de la wilaya de Nouakchott-Ouest, et ont exigé l’ouverture d’une enquête immédiate, indépendante et transparente sur les circonstances de l’incident ainsi que la poursuite des responsables.
Dans un communiqué commun, ces partis ont déclaré que Baba ould Brahim avait été agressé avant d’être interpellé et interrogé au commissariat de police situé au Palais de justice, estimant que cet incident constituait une atteinte à la dignité et à l’intégrité physique du citoyen, ainsi qu’un abus de pouvoir.
Ils ont exigé des autorités qu’elles mettent fin à ce qu’elles ont qualifié de « répression, arbitraire et abus de pouvoir » au sein et en dehors des institutions publiques, soulignant la nécessité de traduire en justice toutes les personnes impliquées dans cette agression.
Les partis ont déclaré que la gravité de l’incident était d’autant plus grande que ce responsable politique est l’un des dirigeants de la vie politique et le vice-président de l’un des plus anciens partis politiques du pays, estimant que cet incident soulève des questions quant au respect des libertés publiques, des droits des citoyens et du respect de la loi par les institutions.
Les partis signataires ont réaffirmé leur soutien à Ben Ibrahim et ont appelé les institutions et les services publics à respecter les libertés et les droits fondamentaux ainsi qu’à se conformer à la loi, soulignant que « la loi doit prévaloir sur tout le monde » et que personne ne doit échapper à la responsabilité.
Le communiqué a été signé par le Parti rassemblemnt des forces démocratiques, le Parti du renouveau du mouvement démocratique (Tahadi), le Parti de l’alternance démocratique, le Parti Al-Sawab, le Parti du rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul), le Parti « La Mauritanie en avant », le Parti Waad, le Parti Al-Omran et le Parti TAJ.




