Des manifestations ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans la capitale gambienne, Banjul, et ses environs, pour dénoncer ce que les manifestants ont qualifié de coupures d’électricité incessantes.
Certains manifestants se sont rendus aux abords de la résidence du président Adama Barrow, avant d’être dispersés par la police. Les manifestants affirment que certains quartiers ont été privés d’électricité pendant une durée pouvant aller jusqu’à 48 heures, ce qui a contraint certains commerçants à fermer leurs boutiques.
Certaines villes souffrent également d’une pénurie d’eau due aux coupures d’électricité, car les stations de pompage fonctionnent à l’électricité, selon les manifestants.
La Compagnie nationale d’électricité de Gambie avait annoncé le 15 août dernier qu’elle rencontrait des problèmes de production en raison d’une forte augmentation de la demande, notamment aux heures de pointe en cette période, avec la hausse des températures.
La compagnie a précisé qu’une des centrales de production était tombée en panne, provoquant une coupure de courant, ce qui rendait nécessaire la réduction de la charge sur la capacité de production.
Ce mardi matin, le gouvernement a annoncé une visite prévue du président Adama Barrow dans plusieurs centrales de la compagnie d’électricité, afin d’évaluer la situation.
La crise de l’électricité a suscité de vives réactions politiques, notamment de la part de l’opposition.
Lundi soir, les manifestants ont brandi des slogans fustigeant la compagnie d’électricité, ainsi que d’autres réclamant le départ d’Adama Barrow du pouvoir.
Ces manifestations liées à l’électricité interviennent alors que la Gambie se prépare à des élections présidentielles en décembre prochain, auxquelles Adama Barrow s’apprête à se présenter pour un troisième mandat, tandis que l’opposition s’efforce de se rallier derrière un candidat unique, l’opposant Osaino Darboe.




