Le gouvernement béninois a démenti ce vendredi les accusations portées contre lui par les autorités nigériennes concernant un soutien à une tentative de déstabilisation du Niger, affirmant son opposition à toute action visant son voisin.
Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfred Hongbedji, a déclaré devant la presse que son pays n’était pas un ennemi du Niger, exprimant l’espoir de son gouvernement que les autorités nigériennes en prennent conscience et que les relations entre les deux pays reviennent à la normale.
Les déclarations du responsable béninois font suite à la diffusion, sur la télévision nationale nigérienne, d’un témoignage d’un commandant de l’armée de l’air, Roger Gabriel, dans lequel il accusait plusieurs pays, dont le Bénin, la Côte d’Ivoire, la France et le Tchad, d’avoir soutenu la tentative de rébellion qui a eu lieu à Niamey les 28 et 29 août derniers.
Hongbedji a affirmé que le Bénin était et reste opposé à toute déstabilisation du Niger, soulignant les liens qui unissent les peuples des deux pays et affirmant que les deux pays « ont le devoir de coexister pacifiquement » dans l’intérêt de leurs populations respectives.
Ces accusations interviennent alors que les relations entre Niamey et Cotonou ont connu un rapprochement, les deux pays ayant annoncé en avril dernier la tenue de pourparlers concernant la réouverture de leurs frontières fermées.
Des affrontements armés ont éclaté le 28 août au sein de la base aérienne 101, située dans le complexe de l’aéroport de Diori Hamani, avant de s’étendre à d’autres sites de Niamey, dont la Garde présidentielle a repris le contrôle avec le soutien du « Corps africain » russe.




