Le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a accordé ce lundi une grâce présidentielle spéciale à Maimouna Ahmed Sleimane, condamnée par un jugement définitif dans une affaire relevant du droit public.
La présidence de la République a précisé que cette grâce comprend l’annulation du reste de la peine privative de liberté, ainsi que des amendes, des frais et des dépenses judiciaires.
Cette grâce intervient après que la Cour d’appel de Nouakchott ait confirmé la condamnation de Maimouna Ahmed Sleimane à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, après sa reconnaissance coupable de chefs d’accusation comprenant notamment l’incitation à prendre les armes contre l’État, l’outrage au président de la République et la diffusion de fausses informations.
L’affaire concerne une publication de la militante sur Facebook, à la suite de laquelle des poursuites ont été engagées en vertu de la loi sur les symboles, adoptée par les autorités pour lutter contre les discours de haine sur les réseaux sociaux.
Mint Sleïmane appartient au mouvement « IRA », fondé par Biram Dah Abeid. Des organisations de défense des droits de l’homme ont critiqué son arrestation et son procès, estimant que les chefs d’accusation retenus contre elle étaient vagues et disproportionnés.




