Le Burkina Faso a imposé de nouvelles restrictions aux étudiants burkinabés souhaitant poursuivre leurs études à l’étranger.
Jeudi dernier, les autorités ont imposé aux étudiants l’obligation d’obtenir une « autorisation préalable » du ministère de l’Enseignement supérieur avant de se rendre à l’étranger.
Cette décision s’applique à tous les étudiants, qu’ils bénéficient de bourses de l’État ou d’autres institutions, ainsi qu’à ceux qui étudient à leurs propres frais ou aux frais de leur famille.
Le gouvernement a justifié cette décision en expliquant qu’elle visait à limiter les difficultés sociales et professionnelles rencontrées par les diplômés à leur retour au pays, et à faciliter leur insertion sur le marché du travail local.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Adjima Tiombiano, a précisé que cette mesure visait à « garantir l’adéquation entre la formation que reçoivent les étudiants à l’étranger et les priorités du développement national, à épargner au pays les défis sociaux potentiels liés au retour des diplômés, et à mieux les préparer à s’insérer dans l’économie nationale », selon ses propres termes.
Le gouvernement avait suspendu les activités de l’Union générale des étudiants du Burkina Faso, l’une des principales organisations étudiantes du pays, l’accusant de « glorifier le terrorisme », après que celle-ci eut critiqué la gestion par le gouvernement de la crise sécuritaire que traverse le pays, ainsi que les restrictions imposées aux libertés.
Des militants ont critiqué cette décision sur les réseaux sociaux au Burkina Faso, estimant que l’obligation d’obtenir une autorisation préalable du gouvernement pour étudier à l’étranger constituait une mesure visant à étendre l’emprise de l’État sur le parcours universitaire des jeunes Burkinabés, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.




