Un groupe de jeunes partisans du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a salué ce qu’il a qualifié de « tournant important » dans l’approche de la question de l’esclavage et de ses séquelles au cours des dernières années, appelant dans le même temps à la libération des deux députées Gamou Achour et Marieme Cheikh.
Dans un communiqué, le groupe a déclaré que le traitement de la question de l’esclavage en Mauritanie était passé d’une approche prudente à son intégration dans le discours politique et les programmes de développement officiels, estimant que cela constituait une avancée dans la gestion de cette question.
Le communiqué ajoute que ce que l’on appelle la question des Haratines n’a pas bénéficié, pendant des décennies, de ce qu’il qualifie d’« adhésion claire » de la part des régimes précédents, malgré ce qu’il décrit comme des efforts et des luttes antérieurs visant à la mettre en avant dans le débat public.
Le communiqué a souligné que l’arrivée au pouvoir du président Ghazouani a constitué un « tournant » dans ce dossier, citant sa participation, pendant sa campagne électorale, à la marche pour la Charte des droits politiques, économiques et sociaux des Haratines, ainsi que son discours de Wadane dans lequel il a appelé à une révision de l’héritage culturel lié à la discrimination sociale.
Le communiqué a indiqué que ces dernières années ont vu, selon le groupe, l’orientation de projets de développement vers des zones et des villages classés parmi les catégories vulnérables, comprenant la construction d’écoles et de centres de santé ainsi que le forage de puits, avec l’adoption de nouveaux critères dans la distribution des programmes sociaux.
Le communiqué a également évoqué ce qu’il a qualifié d’« évolution dans la protection des groupes sociaux défavorisés », en mentionnant des poursuites judiciaires dans certains cas liés à des discours ou des attitudes jugés offensants.
Il a également fait référence à des mesures qualifiées de discrimination positive dans les domaines de l’éducation et des bourses universitaires, grâce à l’élargissement de l’accès des enfants issus de familles inscrites au registre social aux écoles d’excellence et à l’aide sociale.
Tout en saluant ces mesures, le groupe a déclaré que celles-ci « restaient insuffisantes », appelant à la poursuite des réformes, au renforcement de la justice sociale et à l’élargissement des opportunités économiques.
Dans son communiqué, le groupe a appelé à éviter de « politiser » la question de l’esclavage ou de l’utiliser dans des discours incitant à la haine, affirmant son respect de l’indépendance du pouvoir judiciaire et soulignant que tout traitement des dossiers liés à cette affaire doit se faire par la voie légale.
Le communiqué s’est conclu par un appel aux autorités pour qu’elles libèrent les deux députées Gamou Achour et Marieme Cheikh, sans donner plus de détails sur leur situation juridique.




