Le président du parti « Union des forces du progrès », Mohamed Ould Mouloud, a imputé à la majorité la responsabilité de l’allongement du processus de préparation du dialogue national, après que la question des mandats présidentiels ait été soulevée, affirmant que ce dossier avait été la cause directe de l’interruption du processus au mois de mars.
Dans une interview accordée à l’émission « Dialogue » sur la chaîne Sahara 24, Ould Mouloud a déclaré que les parties politiques avaient accompli un chemin considérable au cours d’une année de discussions et étaient parvenues à un consensus sur la plupart des questions relatives au dialogue, avant que le désaccord sur les mandats ne surgisse.
Il a précisé que la question des mandats ne figurait pas parmi les sujets abordés par les parties tout au long de la phase préparatoire du dialogue, soulignant que les discussions avaient principalement porté sur la définition des thèmes, l’organisation des ateliers, la nature des résultats attendus et les mécanismes garantissant leur mise en œuvre.
Il a ajouté que la mise au point du document de référence du dialogue avait pris un an et quatre mois, en raison de divergences concernant l’organisation du dialogue et la définition de son cadre, précisant que le coordinateur du dialogue, Moussa Fall, avait rassemblé à deux reprises les propositions des différentes parties afin de rédiger un document faisant l’objet d’un consensus.
Ould Mouloud a précisé que la feuille de route définitive correspond au document remis par le coordinateur du dialogue au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani en novembre dernier, avant que la présidence ne renvoie ce document aux partis à la suite des remarques formulées par certaines parties, afin d’organiser de nouvelles consultations à ce sujet.
Il a affirmé que les parties prenantes avaient, selon lui, surmonté l’obstacle qui empêchait le lancement du dialogue, ajoutant que le pays se trouvait désormais face à un « projet de dialogue sérieux » après s’être mis d’accord sur les éléments de préparation et d’organisation.
Ould Mouloud a souligné que l’opposition avait exigé dès le départ que le dialogue ne soit pas organisé par une seule partie et qu’il soit préparé sur la base d’un accord entre les différentes parties, estimant que l’acceptation de ce principe constituait une garantie essentielle pour sa réussite.




