Quatorze détenus salafistes en Mauritanie ont réitéré leur repentir pour leurs « erreurs passées » et ont annoncé leur engagement à rejeter les idées d’extrémisme et de radicalisme, à adhérer aux enseignements des oulémas et à préserver la sécurité du pays, selon un communiqué publié par l’Agence de presse mauritanienne.
Ce communiqué figurait dans un documentaire diffusé par l’agence, qui présentait l’approche mauritanienne face au phénomène de l’extrémisme et de la violence, ainsi que la réinsertion des détenus condamnés dans des affaires liées à l’extrémisme.
Les détenus ont réaffirmé leur engagement à préserver la sécurité de toutes les personnes présentes dans le pays, y compris les citoyens, les visiteurs et les résidents, ainsi qu’à soutenir les autorités chargées du maintien de l’ordre.
Les signataires de la déclaration ont déclaré qu’ils se tenaient aux côtés de la société et des institutions de l’État, et s’engageaient à respecter ce qu’ils ont qualifié d’« obéissance au bien », ainsi qu’à coopérer dans la vertu, la piété et la fraternité, tout en affirmant leur rejet de tout ce qui pourrait porter atteinte à l’unité ou semer la discorde.
Les détenus ont également demandé pardon et indulgence pour ce qu’ils ont qualifié d’erreurs ou de manquements commis par le passé, réaffirmant leur engagement à préserver la sécurité et la stabilité.
Cette déclaration de repentir intervient deux mois après que la commission des oulémas chargée du dialogue avec les détenus « extrémistes » en Mauritanie ait recommandé la libération de ceux dont le repentir était avéré et qui ne représentaient plus un danger, soulignant qu’un nouveau cycle de dialogue avait conduit la « grande majorité » des personnes concernées à renoncer à leurs anciennes idées.
Elle a ajouté qu’un grand nombre de détenus avaient annoncé leur repentir « en toute conviction », en l’attestant par des déclarations écrites et des enregistrements vidéo, et a souligné que ces résultats confirmaient ce qu’elle a qualifié d’efficacité de l’approche fondée sur le dialogue et la persuasion dans la lutte contre l’extrémisme.




