Le député Mohamed Bouya Cheikh Mohamed Fadel a déclaré que le renouvellement de l’accord de pêche entre la Mauritanie et l’Union européenne nécessitait de définir les intérêts mauritaniens et de fournir aux négociateurs des expertises techniques précises sur ce que souhaite la Mauritanie et ce qui peut être accepté dans l’accord.
Le député a ajouté, sur sa page Facebook, que la révision de l’accord devrait porter sur la durée de celui-ci, les quantités et les espèces de poissons, la contrepartie financière, les conditions de travail et les droits des pêcheurs mauritaniens, ainsi que l’amélioration des conditions d’immigration légale.
Le député a appelé à étudier la possibilité de lier l’accord à l’exportation des produits nationaux vers les marchés européens, au financement des infrastructures maritimes, au déchargement dans les ports nationaux, ainsi qu’à la formation continue dans le domaine de la pêche et des activités maritimes.
Il a déclaré que l’accord nécessitait l’intervention d’experts techniques et des études approfondies sur son contenu avant d’être signé ou soumis à l’Assemblée nationale pour ratification, appelant à la sélection d’une délégation de négociation et à sa mise en possession des informations nécessaires.
La Mauritanie possède un littoral atlantique s’étendant sur plus de 700 kilomètres et compte parmi les zones les plus poissonneuses du monde, tandis que des flottes de pêche européennes, chinoises, turques et japonaises se disputent ses ressources, dans un contexte de craintes quant à l’épuisement des stocks halieutiques.
La Mauritanie est liée depuis des décennies à un accord de pêche avec l’Union européenne, renouvelé périodiquement, qui prévoit le versement par l’Union d’environ 57,5 millions d’euros par an en échange des droits d’accès aux eaux mauritaniennes pour la pêche, ainsi que 3,3 millions d’euros par an pour soutenir les communautés locales, la recherche et les infrastructures dans le secteur de la pêche.




