Le nouveau président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a déclaré que son parti, le PASTIF, n’avait pas été consulté au sujet de la nomination du Premier ministre, El-Amine Lo, lors de sa première prise de position politique majeure depuis son élection à la tête de l’Assemblée nationale.
Cette déclaration a été faite dans son premier discours après son entrée en fonction, où il a précisé que son parti n’avait pas été associé aux consultations pour le choix du premier ministre avant de faire le lien avec son affirmation du rôle du Parlement dans la phase à venir.
Sonko a souligné que l’Assemblée nationale ne serait pas un instrument de règlement de comptes politiques, mais une institution de contrôle chargée de suivre l’action du gouvernement, de renforcer la transparence et d’ancrer le principe de responsabilité dans le cadre de ce qu’il a qualifié de « souveraineté populaire ».
Le président du Parlement a affirmé que l’institution législative exercerait ses fonctions de contrôle « sans complaisance », laissant entrevoir une approche plus stricte dans le suivi de l’action gouvernementale.
Sonko a déclaré que la nouvelle phase reposerait sur une plus grande clarté dans les relations entre les pouvoirs législatif et exécutif.
Dans ce contexte, Sonko a déclaré : « Nous ne pouvons pas agir à propos du Pastef sans le Pastef», dans une déclaration considérée comme l’expression de ses réserves quant au processus de formation du gouvernement, et en même temps comme un indicateur de la nature des relations politiques à venir entre la présidence du Parlement et le pouvoir exécutif.




