Le Premier ministre sénégalais, Ahmedou El-Amine Lo, a dévoilé la nouvelle équipe gouvernementale, après plusieurs jours de consultations, suite à l’échec des négociations visant à intégrer le parti « Pastef », qui détient la majorité au Parlement.
Le nouveau gouvernement compte de 30 ministres, confiés à des nouveaux venus et à des personnalités ayant déjà bénéficié de la confiance du président Bassirou Diomaye Faye.
Lors de l’annonce de la composition du gouvernement, le Premier ministre a déclaré qu’il s’agissait d’un « gouvernement de mission et d’action, qui vise à produire des résultats ».
Il a précisé que la nouvelle équipe ministérielle « réunit des personnalités politiques et des technocrates ; c’est un gouvernement qui prend en compte la recherche de la cohabitation et accorde une place importante aux jeunes et aux femmes ».
Neuf ministres du dernier gouvernement d’Ousmane Sonko ont obtenu la confiance du président Faye, tandis que la répartition des portefeuilles clés se présente comme suit :
Cheikh Niang conserve son poste à la tête du ministère des Affaires étrangères, et Yankhouba Démé celui de la Défense, après que le président sénégalais ait nommé le général Biram Diop, ministre de la Défense du gouvernement précédent, au poste de commissaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Le Premier ministre Elamine Lo a déclaré que la formation du gouvernement était le fruit de consultations avec toutes les parties, y compris le parti Pastef et son président Ousmane Sonko quand bien même que l’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale soit intervenue quelques minutes après que le parti Pastef eut fait savoir qu’il n’y participerait pas.
Celui-ci, dans un communiqué qu’il a publié a révélé que son président, Ousmane Sonko, avait rencontré le président Bassirou Diomaye Faye pour discuter de la nouvelle composition du gouvernement.
Le communiqué précise que malgré certains points d’accord, il est demeuré un désaccord manifeste sur certains portefeuilles, ce qui a conduit le parti à ne pas participer au gouvernement, lui qui détient une majorité écrasante au Parlement, avec 130 sièges sur 165.




