Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, El-Bekai Abdelmalek, a déclaré qu’un certain nombre de défis subsistaient dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie, notamment la persistance de certains cas d’esclavage, l’exploitation des enfants, les mariages précoces, la violence à l’égard des femmes, et la pauvreté multidimensionnelle.
Il s’est exprimé ainsi lors d’un discours prononcé à Genève devant la quatrième session du Mécanisme d’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme, au cours duquel il a présenté l’évaluation de la Commission concernant le rapport national sur les droits de l’homme et l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations de la session de 2021.
Ould Abdelmalek a ajouté que la Mauritanie avait réalisé des progrès dans plusieurs domaines politiques, juridiques et sociaux, notamment en renforçant le dialogue politique, en élargissant la couverture sanitaire, en soutenant les groupes vulnérables et en créant des institutions nationales chargées de la protection des droits de l’homme.
Le président de la Commission nationale des droits de l’homme a également salué les avancées législatives en matière de lutte contre l’esclavage, appelant à associer les oulémas et les imams à l’éradication des dernières manifestations de ce fléau, et a insisté pour que soit adopté sans délai le projet de « loi sur la dignité » afin de renforcer la protection des femmes et des filles contre la violence.




