Une médiation menée par le Niger a permis la libération de 62 soldats de l’armée malienne détenus par le Front de libération de l’Azawad, en échange de la libération par Niamey d’un haut responsable du Front qui était détenu par ce dernier depuis avril 2025. Il s’agit du troisième échange de prisonniers entre les deux parties depuis le mois d’août de cette année.
Mohamed El Mouloud Ramadan, porte-parole du Front de libération de l’Azawad, a annoncé la libération d’Inkanan Ag Taher, considéré comme l’un des principaux dirigeants du Front et proche de son secrétaire général Bilal Ag El Cherif, exprimant la satisfaction du Front quant à son retour auprès de sa famille et de ses bases.
Le Front a diffusé une vidéo montrant Ag Tahir à son arrivée, accueilli par plusieurs de ses dirigeants.
Abbas Ag Inta Allah, un dirigeant du Front, a déclaré à une chaîne de télévision française que les négociations avec les autorités nigériennes avaient débuté il y a environ deux mois et que le Front avait proposé un échange de prisonniers en échange de la libération d’Ag Tahir.
Il a ajouté que l’opération concernait 62 prisonniers des forces armées maliennes, estimant que cette démarche reflétait la volonté du Front de donner la priorité aux voies diplomatiques et sa disposition au dialogue avec les parties œuvrant pour la paix et la stabilité.
Des sources proches de l’opération ont indiqué que l’échange avait également permis la libération de 12 soldats nigériens et de sept soldats burkinabés, grâce à l’intervention du président nigérien Abdoul Rahman Tchiani.
Cette opération fait suite à la libération par le Front de libération de l’Azawad de deux groupes de prisonniers maliens au cours des dernières semaines.
L’une de ces opérations concernait 82 soldats maliens capturés lors de combats dans le nord du pays, tandis que, lors d’une autre opération, le Front a remis six soldats au Comité international de la Croix-Rouge afin qu’ils soient transférés de Kidal à Bamako.
Dans un communiqué publié le 13 août, le Front a souligné que ces libérations de prisonniers n’avaient aucune signification ni aucune conséquence politique ou militaire sur le conflit qui l’oppose à l’armée malienne et à ses alliés.




