Les diplômés de la section d’économie islamique de l’Institut supérieur d’études et de recherches islamiques de Mauritanie ont demandé au ministre de la Justice et au président de la Cour suprême d’intervenir afin qu’ils soient inscrits sur la liste provisoire des candidats au concours de recrutement des juges, après en avoir été exclus.
Dans une lettre de réclamation, les diplômés ont indiqué que la section d’économie islamique relevait de la filière de la charia au sein de l’Institut et que l’exclusion de ses diplômés était, selon eux, contraire aux conditions de candidature prévues par la loi.
Les auteurs de la réclamation se sont appuyés sur une décision de la chambre administrative de la Cour suprême, n° 10/2026, rendue le 13 avril, concernant un recours introduit par des étudiants de la section des fondements de la religion contre la décision de rejet de leur candidature.
Ils ont indiqué que cette décision précisait que l’article 21 de la loi organique n° 012/94 portant statut de la magistrature exigeait que le candidat soit titulaire d’un diplôme de maîtrise en droit ou en charia islamique, ou d’un diplôme équivalent, sans faire de distinction entre les spécialisations de la filière de la charia.
Ils ont ajouté que cette condition s’applique, selon leur interprétation de la décision, aux diplômés des filières relevant de la charia, dont l’économie islamique, dans la mesure où la loi n’impose aucune restriction explicite concernant la spécialisation.
Les diplômés ont déclaré que la filière d’économie islamique se concentre sur le droit des transactions et aborde des questions économiques contemporaines, estimant que cela apporte des connaissances juridiques liées à l’exercice de la fonction judiciaire.
Ils ont souligné que des diplômés de cette section avaient déjà participé à des concours antérieurs de recrutement de juges et que certains d’entre eux avaient intégré la magistrature avec ce diplôme, estimant que cela confirmait l’absence de fondement à leur exclusion du concours actuel.




