Les Nations Unies ont appelé à l’ouverture d’une enquête indépendante et approfondie sur ce qu’elles ont qualifié d’« actes de torture et d’assassinats » dont auraient été victimes des dizaines de soldats maliens lors d’une attaque menée par des combattants du Front de libération de l’Azawad et du groupe « Soutien de l’islam et des musulmans au Mali », qui a fait plus de 50 morts parmi les soldats.
Thamin Al-Khaitan, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, a déclaré que l’organisation « condamne les actes de torture et les meurtres dont auraient été victimes des dizaines de soldats maliens après qu’ils aient été faits prisonniers par des groupes armés ».
Al-Khaytan a ajouté dans un communiqué que l’enquête devait porter sur les circonstances de l’incident, y compris les vidéos diffusées sur Internet, qui, selon lui, « semblent montrer des membres du Front de libération de l’Azawad et du groupe « Al-Nusra pour l’islam et les musulmans » en train de tirer sur des soldats après que ceux-ci se sont rendus et ont mis les mains derrière la tête ».
Les Nations unies n’ont pas fourni de détails supplémentaires concernant l’identité des auteurs de l’attaque ni les circonstances dans lesquelles elle s’est produite, tandis que cet appel intervient dans un contexte d’intensification des affrontements entre les forces maliennes et les groupes armés actifs dans le nord du pays.




