La construction de pylônes de télécommunications sur des places publiques dans différents quartiers de Nouakchott, a suscité l’opposition des habitants et, dans certains cas, l’intervention des autorités locales. Une source a toutefois indiqué que des représentants d’une entreprise avaient présenté aux autorités des documents qui, selon eux, autorisaient l’installation d’un pylône sur une place publique.
Les habitants du quartier de Carrefour ont été surpris par les travaux de construction d’une antenne de télécommunications sur une place publique. Une source a déclaré à « Sahara Media » que les habitants avaient protesté contre l’installation du pylône et en avaient informé le wali de Nouakchott-Sud.
La source a ajouté que le wali avait adressé un courrier au ministère de l’habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire pour s’enquérir de la construction de l’antenne sur la place, avant que les autorités n’ordonnent l’arrêt des travaux.
Un numéro de téléphone a également été mis à la disposition des habitants afin qu’ils puissent signaler toute reprise des travaux d’installation de l’antenne.
Dans le quartier de Bouhdida, moughata de Toujounine, la construction d’un autre pylône a commencé sur une place publique non loin d’une école, ce qui a suscité l’opposition des habitants du quartier.
Un habitant du quartier a déclaré que les habitants s’étaient rassemblés après le début des travaux et s’étaient adressés aux autorités locales pour demander leur intervention, ajoutant que le wali leur avait demandé de présenter une lettre de réclamation, ce qu’ils ont fait.
Au cours des deux derniers jours, le député du parti d’opposition Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tewassoul), Isselkou Ould Abah, a dénoncé sur les réseaux sociaux la construction d’une antenne-relais sur une place publique à Toujounine.
La section de Tewassoul dans la moughata a indiqué sur Facebook que le ministère de l’habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire avait adressé, quelques heures après l’appel du député, un avertissement de 48 heures à l’opérateur de télécommunications qui avait érigé le pylône sur la place.
Selon une source, des personnes se présentant comme des représentants de l’entreprise se sont rendues au ministère du après l’envoi de l’avertissement, affirmant disposer de documents émanant du ministère des domaines et des patrimoines de l’état autorisant la construction du pylône sur la place.
Il n’a pas été possible de vérifier l’authenticité de ces documents ni d’identifier l’autorité ayant délivré l’autorisation de construction.
Le correspondant de Sahara Media a procédé à un premier recensement d’environ six pylônes situées dans différents quartiers de Nouakchott, affirmant qu’ils avaient été érigés sur des places publiques.
Les autorités mauritaniennes avaient déjà procédé à la démolition de constructions érigées sur des places publiques à Nouakchott, au motif qu’elles avaient été érigées sans autorisation ou que leurs propriétaires ne disposaient pas des documents nécessaires, ces places étant considérées comme d’intérêt public.
En 2021, le gouvernement mauritanien avait lancé une vaste campagne visant à récupérer les espaces publics et à dégager les rues des quartiers résidentiels de la capitale, dans le cadre de ses efforts pour réaménager l’espace urbain à Nouakchott.




